Une kora tentaculaire, notes essaimées comme autant d’étoiles, se loge au coeur de la nuit du Sénégalais Djeour Cissokho, fils du légendaire Soundioulou Cissokho ; une harpe-phare autour de laquelle naviguent, en symbiose, musique mandingue, énergie m’balax, secousses caribéennes et mots de poètes, servis par n’goni, balafon, percussions, choeurs … En digne héritier des griots, Djeour chante la mémoire, fustige les malheurs des sans-papiers, aborde des rivages écologiques…Parle d’amour, aussi, d’espoir. Des textes principalement en français pour résonner plus large, mots engagés qui refusent toute facilité, s’élèvent vers la beauté du verbe, comme vers celle d’une musique intègre, terreau solide, d’où sourdent, modernes, les traditions.